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Vintage: L’inaccessible perfection

Article publié dans Egg magazine – 13/09/2011

Question de Frédérique (mybabyrocks.hautetfort.com) : Je passe la plupart de la journée avec mon enfant et je travaille quand il dort. Je suis donc très fatiguée. Quand il est éveillé, je suis toujours dans la même pièce que lui, mais parfois je m’occupe de la maison etc. J’ai facilement mauvaise conscience si je ne joue pas avec lui. Que faire ? Comment savoir si je joue assez avec lui ?

Annabelle Perceval  : Chère Frédérique, ton enfant a principalement besoin que tu te sentes bien, que tu sois heureuse, lumineuse, positive, quoi que tu fasses. Il n’a pas besoin de jouer ou d’être distrait constamment. Je ne sais pas quel est son âge, mais il a surtout besoin d’observer, d’entendre, de toucher (les légumes quand tu cuisines, un tissu quand tu fais ton ménage), de découvrir le monde !

Le premier temps de la maternité (être mère) est un peu un temps de sidération : on est collée, scotchée, engluée avec notre enfant, sous la coupe de nos hormones,  et on a bien du mal à se détacher, ne serait-ce que pour assumer nos activités domestiques ! Ce premier temps passé, (et l’autodérision aide beaucoup !) il est bon de reprendre nos activités, en y incluant notre enfant (quand cela n’est pas dangereux pour lui) : le porter par exemple contre soi, lui parler quand on fait autre chose alors qu’il est près de nous ; car rester en relation avec lui par notre attitude, notre regard, notre voix lui permet de grandir, d’évoluer et de se sentir aimé.

La mauvaise conscience ou culpabilité dont tu parles est une émotion typiquement féminine dont il est indispensable de se défaire : en effet, elle n’apporte rien à personne et est même très toxique. Elle inhibe l’action, masque nos objectifs, modifie nos relations et notre communication, bref, rien de bon de ce côté-là, et pourtant, nous en sommes très souvent le jouet. La culpabilité cache autre chose, des désirs non exprimés bien souvent. Tu existes hors de ton enfant, tout comme il existe hors de toi, même s’il est très dépendant. Ainsi, tu passes inexorablement de moments passés avec lui, à des moments passés sans lui, physiquement ou relationellement. Le sentiment de toute-puissance maternelle fait que nous avons du mal à accepter cela…

Quant à la fatigue, c’est un signal que notre corps nous envoie pour nous dire qu’il est temps de mettre super-maman au dodo ! Elle (la fatigue) influe sur notre humeur et jouera contre notre objectif d’être aimante, à l’écoute, vigilante et active. En plus, il suffit d’une toute petite sieste pour se sentir déjà beaucoup mieux. Mais se reposer, c’est aussi accepter d’avoir des limites, accepter de ne pas faire, accepter de faire pour soi, s’aimer en quelque sorte…

 

http://www.my-egg.fr/magazine/linaccessible-perfection/

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Catégories : Blog, Texte